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dimanche 11 mars 2007

Chansons de la plus haute Tour (2) - le Making of du livret

De retour sur le blog après une semaine hors de France.
Mille excuses à celles et ceux qui ont dû patienter pour voir leur commentaire affiché... et merci à tous, votre soutien m'est précieux !

Il y a quelques semaines, je vous présentais les premières illustrations d’Ananda pour le livret de Chansons de la plus haute Tour. Voici la totalité de son travail sur l’album.
Tout, de A à Z, a été conçu et fignolé ensemble, dans le moindre détail ! Ananda vous raconte le making-of sur son blog :
http://ananda-unpointctout.blogspot.com/

Ma version des faits n'est pas vraiment différente... je n'ai donc pas grand-chose à ajouter ! J'avais simplement envie de partager avec vous ces illustrations et photos retravaillées, sous forme de calques, transparents comme les souvenirs et la nostalgie.
L'idée majeure était de travailler sur les couleurs chaudes (les toiles d'Ananda dans ces tons m'avaient bluffé il y a déjà quelques années) et j'imaginais comme de petites vignettes de lumière dans la nuit. J'aime les couleurs qui ressortent sur fond noir, comme les lumières de la ville, un sourire ou un instant de grâce en un temps ou en un lieu sordide.


"Si seulement nous avions le courage des oiseaux qui chantent dans le vent glacé" a chanté Dominique A.
L'idée est d'Ananda, pour accompagner la photo où j'embrasse ma première amie d'enfance, Emilie !




Il fallait une jeune fille, quelque part, en écho à l'adolescence, au premier amour. J'aime beaucoup la silhouette et la perspective.
D'ailleurs, cette jeune fille semble sans visage... rappelant l'étrange personnage au visage en miroir, de Meshes of the Afternoon (1943), premier film et premier chef-d'oeuvre de la sorcière et réalisatrice Maya Deren. Totalement fortuit, mais jolie coïncidence !



Une de mes préférées, pour la belle fusion entre photo en filigrane et illustration dans l'esprit du dessin d'enfant. Dans les bois, ma mère, ma soeur... et moi sur mon petit vélo. C'est mon père qui prend la photo... l'histoire ne dit pas quels champignons nous avons rapportés ce jour-là ! L'illus qui suit est liée à un texte de Cantique des Hauteurs (Ed. Maelström et City Lights) :


La jeune fille de la plus Haute Tour est enfermée dans son corps. Le garçon au pied de la Tour est lui aussi enfermé dans son corps. Ils se regardent des heures entières, sans jamais pouvoir se rejoindre. Mais leurs yeux plongés l’un dans l’autre, échangent parfois leurs regards. Le garçon se retrouve tout en Haut, et la jeune fille au pied de la Tour. Leur pupille dilatée témoigne d’un Ailleurs, vertige de l’être au-delà des corps. Passé le regard d’Eternité, ils recouvrent leur chair brune.

J'aime vraiment beaucoup ce qu'Ananda en a fait. Tout à fait dans l'esprit. Sur la photo, mes parents, à l'âge tendre... L'album leur est dédié.
Ils sont magnifiques... et la photo pourrait être de Doisneau !
Un chat qui s'étire, vert comme ceux de Tezuka pour finir... Comment ne pas être amoureux des chats ?


Et un dernier petit détour par le recto-verso du livret... Au dos, une antenne de télévision au sommet d'un immeuble, le Ronsard, à Bourges, où j'ai grandi, juste à côté des Prés Fichaux. Au cinquième et dernier étage, il n'y avait qu'une seule porte, avec une impressionnante poignée. Enfant, je pensais que c'était Dieu qui habitait là ! En fait, c'était celle de Monsieur Julien. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit...




En plus du chat vert, trois illus se partagent la pellicule couleurs de la jaquette. Tiens, quel est cet étrange personnage tout droit sorti de l'Art Africain, qui tend éperdument un crochet malhabile vers un astre lointain...?

Voilà, vous avez fait le tour... Il ne vous reste plus qu'à entrer.

mercredi 28 février 2007

Julos Beaucarne, le Jaseur Boréal

Le Julos nouveau est arrivé...
Le Jaseur Boréal (Harmonia Mundi) est peut-être son plus bel album depuis trente ans.
Plus je l'écoute, et plus je l'aime. Heureux de voir mon deuxième père en pleine forme !

Julos y retrouve la simplicité des arrangements acoustiques qui convient si bien à son univers puissant, tendre et humaniste, d'une grande sincérité.
Voilà un disque qui confirme combien la voix de Julos est importante aujourd'hui, combien son oeuvre de poète-chanteur compte, aux côtés de Brassens et Béart.
En Belgique, tout le pays a fêté ses soixante-dix printemps.
Julos qui nous téléphonait l'autre jour, fidèle à lui-même, vingt ans depuis cinquante ans et l'âme ouverte à tous les vents du monde ; les pieds bien plantés sur la terre, les yeux tournés vers les hauteurs.





Il y a trente-deux ans, Loulou (Louise Hélène France), la compagne de Julos, maman de ses deux petits garçons alors âgés de cinq et dix ans, Christophe et Boris, était assassinée. Le soir du drame, Julos trouve la force d'écrire cette Lettre Ouverte désormais célèbre. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore :

Amis bien aimés,
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor, un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douce. C'est la société qui est malade, il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour et la persuasion.
C’est l’histoire de mon petit amour à moi arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage ni vous ni moi. Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et nos deux chéris qui lui ressemblent. Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine.
Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien aimée, il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses ; on doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller au paradis. Ah comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles...

En attendant, à vous autres, mes amis d'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui :
je pense de toutes mes forces, qu'il faut s'aimer à tort et à travers.
Je pense de toutes mes forces, qu'il faut s'aimer à tort et à travers.

Pour en savoir plus sur l'oeuvre de Julos, la page de l'encyclopédie Wikipédia qui lui est consacrée, fort bien faite :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Julos_Beaucarne

et son site internet :
http://www.julos.be/ pourvu d'un forum hyper-actif !


lundi 5 février 2007

France Musique, le 15 février

Rodolphe Massé
sur France Musique

Le 15 février, de 19 à 20 h,
dans l'émission d'Emmanuelle GAUME

Rodolphe est invité à l'occasion de la parution de
LUDWIG B.
d'Osamu TEZUKA
chef-d'oeuvre inachevé du maître japonais
traduction : Jacques Lalloz
adaptation, préface, postface : Rodolphe Massé

et de la nouvelle édition du
GUIDE PHENIX DU MANGA
(Ed. ASUKA,
www.asuka.fr)









Chansons de la plus haute Tour
Le premier album de chansons de Rodolphe Massé.
Un album en solo, piano-voix.

Découvrez un extrait en avant-première sur France Musique,
dans l'émission d'Emmanuelle GAUME,
le jeudi 15 février à 19 h 00.



Thanks : Nelly Portal







jeudi 11 janvier 2007

Chansons de la plus haute Tour

Eh bien voilà...
Chansons de la plus haute Tour devrait ressembler à ça.







Il s'agit du premier album de chansons, en solo, piano-voix en préparation.
La conception graphique et les illustrations sont d'Ananda (http://ananda-unpointctout.blogspot.com/), une jeune plasticienne qui n'est avare ni de temps ni de talent. L'ensemble de son travail sur le livret, à partir de ses illustrations et de photos retravaillées est simplement magnifique.